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ne fallait pas commencer, j’avais dix ans
On m’a inscrit contre mon gré, mes chers parents
Aux cours collectifs de guitare, dans un bahut
Une espèce de conservatoire, ça m’a pas
plu
Il
fallait pas persévérer, j’avais quinze
ans
Quand j’ai commencé à chanter, mes chers
parents
Sur les gling gling un peu sommaires de ma guitare
J’ai écrit mes tout premiers vers, un peu barbares
Il
fallait pas m’encourager, j’avais vingt ans
A faire la tournée des cafés, mes chers parents
Avec sous le bras nos guitares, moi et mes frères
On faisait swinguer tous les bars de St Nazaire
Fallait
pas souffler dans mes voiles, à vingt-quatre ans
En direction d’la capitale, mes chers parents
A Ménilmontant, une école m’a enseigné
Les p’tites ficelles, les p’tites babioles de
ce métier
Me
v’là chanteur à temps complet dorénavant
Je sème mes refrains, mes couplets, à tous les
vents
Dans les petites salles de Paris, où il y a plein
De gens qui m’aiment et puis d’autres qui ne disent
rien
J’écris
sur tout ce qui m’entoure des p’tites histoires
Sur le quotidien, ses contours et ses déboires
Sur tout ce qui ne brille pas ou pas pareil
On ne pose pas sa caméra face au soleil…
En
bref, c’est foutu, chers parents, j’ai vingt-huit
ans
Et j’suis un drogué d’la chanson jusqu’au
trognon
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